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Les 14 freins à la communication

Nous nous alignons à  » Gordon France » pour présenter les 14 freins à la communication. 

Dans la relation, il y a des comportements qui sont utilisés et qui nuisent à la communication. Voici les 14 freins  à la communication qui peuvent nuire en relation :

 

1. Culpabiliser, moraliser : La personne dit aux autres ce qui aurait dû être fait. Elle impose ainsi son idée en étant convaincue que c’était la meilleure chose à faire. Cela peut amener un rapport de force dans la relation et provoquer de la peur ou de la révolte chez la personne qui le subit. Si la tâche n’est pas terminée elle sème le doute et envoie la personne vers un « chemin de travers » (Cf. le jeu du ScraZami) où elle peut y rester longtemps. Du coup elle « procrastigne » et se sent dévalorisée.

Voici quelques unes des phrases « assassines » les plus utilisées: « Si tu avais fait ceci ou cela tu n’en serais pas là! Cela ne m’étonne pas de toi. Il faut toujours que tu exagères! Du n’importe quoi! C’est de ta faute …, Tu aurais dû…. C’était pourtant simple, il n’y avait qu’à! Comment se fait-il que vous ne soyez pas plus loin?».

Bien entendu elle intervient le plus souvent « après » et ce n’est jamais fait à sa mode. Dans le jeu du ScraZami les personnages « champions » de ce frein à la communication sont: le ScraMèrePoule, le ScraClean, le ScraRigide et le ScraJuge.  

2. Juger, critiquer, blâmer: La personne « reprend », critique, blâme l’autre personne car elle pense qu’elle ne fait pas la bonne chose, qu’elle se trompe ou qu’elle n’est pas correcte. L’autre personne développe un sentiment de n’être jamais à la hauteur, elle peut se sentir incompétente, stupide, pas correcte… et peut décider de se refermer sur elle-même, car elle a trop peur d’être jugée.

Exemples: « T’es vraiment nul, tu aurais dû t’y prendre autrement. Ce n’est que toi qui fait cela…Ha là là quelle tristesse ». Tu ne raisonnes pas avec tout ton bon sens… ». C’est une personne qui statue comme vérité son propre jugement car elle sait mieux que vous ce qui est bon pour vous ou pour la situation. Rien n’est jamais à son mode non plus. Le champion incontestable est le ScraJuge mais le ScRambo, le ScraClean et le ScraMèrePoule se débouillent bien aussi.

3. Interpréter, psychanalyser, diagnostiquer : La personne analyse l’autre, elle interprète ses gestes ou ses paroles et elle est convaincue que sa vision est la bonne. Elle peut aussi tenter de jouer au thérapeute en diagnostiquant le comportement de l’autre. L’autre personne peut se sentir mise à nu et incomprise.

Exemples: « Ton problème c’est que tu prends trop les choses au sérieux. Tu ne voulais pas dire ça, je le sais , mais ceci ou cela. J’ai entendu une conférence et je sais ce qu’il faut faire dans ton cas… Ton problème vient de ton passé. Si tu ne me crois pas c’est que tu veux dire que je ne suis pas à la hauteur? Cela arrive parce que tu n’as pas fait cela?  ». Les « champions » sont: le ScraRigide, le ScraMèrePoule (encore une fois) et surtout le ScraMoiJe et le ScraConform. 

4) Menacer, mettre en garde : La personne utilise cet obstacle dans le but de contrôler l’autre. Cela peut provoquer chez l’autre de la peur, l’impression qu’il doit se soumettre et peut faire naître la rancœur, la colère… mais aussi  le goût de tester les limites.

Exemples: « Fais attention, tu ferais mieux de … Si tu continues ainsi tu vas te planter, tu verras. Continue et je vais te punir. Tu n’écoutes pas ce qu’on te dit. Ne viens pas dire après que tu n’as pas été prévenu! ». Les « champions » sont le ScraMèrePoule, le ScraNoir et encore une fois les ScraP!èrePoule et ScraJuge

5) Ordonner: La personne est intransigeante. Elle pense avoir tout pouvoir. Elle ne négocie rien et ne se soucie pas du bien être de l’autre.

Exemples: « Tais-toi! Je ne t’ai pas donné la parole. Commence donc par faire ceci ou cela! Tu fais ce que je dis et tu ne discutes pas. Si elle a « l’autorisation  reconnue » de le faire (gendarme, militaire, parent, instituteur, professeur, juge) cela,peut encore passer, mais souvent ne n’est pas le cas. 

Les champions sont le ScraJuge, le ScraRigide, le ScramBo et… beaucoup de ScarMèrePoule abusant de leur autorité parentale. La « punition » suit toujours et est souvent « coriace ». Ces personnages aiment priver les « fautifs » en supprimant ce qu’ils aiment. Exemples: Tu seras privé de sortie ou d’argent de poche. Ils ne veulent pas entendre qu’il y a a une différence entre une sanction et une punition. La punition suprême étant qu’ils ne vous adressent plus  la parole.

6.Disqualifier le ressenti:  La personne qui utilise ce frein ne prend pas le temps d’écouter l’autre. Pourquoi? Peut-être suite à un malaise intérieur (impuissance, colère, peur, inquiétude…) ou manque de temps. Il reste qu’elle n’elle n’est pas « intéressée » par ce que ressent la personne en face d’elle. Elle va rapidement donner des (ses)  solutions, pour passer à autre chose. De cette façon, l’autre peut croire qu’il est incapable de résoudre lui-même le problème. Cela peut aussi l’empêcher de réfléchir à son problème pour le régler et peut l’amener à être dépendant de la personne qui règle toujours ses problèmes.

Exemples: « C’est pourtant facile, il n’y a aucune raison que tu n’y arrives pas. Je te l’ai déjà expliqué 100  fois. Je ne comprends pas.  Pourtant Léa/ton frère/l’autre classe a réussi. C’est pas possible, tu le fais exprès ou quoi? ».

Les champions sont : « Le ScraMoiJe, le ScraBisnessfric, le ScraConform (qui oublie qu’il a ramé pour « comprendre ») le ScraJuge (qui a d’autres choses à faire. Perte de temps de vous expliquer cela), le ScraRigide (qui a d’autres choses a faire aussi) et encore une fois le ScraMèrePoule quand elle est débordée. Le ScraClean peut utiliser ce frein s’il est occupé à frotter ailleurs. Si cela touche votre « état de santé » le ScaDouillet et le ScaNoir peuvent banaliser ce que vous ressentez. Mais cela c’est un autre frein à communication.

7) Ironiser, se moquer, banaliser le ressenti: La personne met une note d’humour, fait des blagues ou commentaires dans le but d’esquiver le problème car elle ressent un malaise émotionnel ou n’a pas envie de parler de ce sujet-là. Il y a des choses plus importantes à faire que vous aider. Vous pouvez alors comprendre que c’est mieux d’éviter les difficultés au lieu de les affronter et, pire que vos problèmes ne sont pas importants. Ce que vous vivez est banal, insignifiant, sans importance.

Exemples de phrases: « Ah ben cela ce n’est pas un scoop ! T’es abonné à « Pas de chance » toi! Pire que cela « tu meurs ». Oh Pauvre chou! Tomber plus bas ce n’est pas possible! ».

Les champions sont le ScraCool mais aussi le ScraConform

Exemples de phrases: « Ah ben cela ce n’est pas un scoop ! T’es abonné à « Pas de chance » toi! Pire que cela « tu meurs ». Oh Pauvre chou! Tomber plus bas ce n’est pas possible! ».

Les champions sont le ScraCool mais aussi le ScraConform. Pour ce dernier, cela fait « bien », « top cool, branché » que d’être toujours positif et d’utiliser l’humour à tout moment. Ce personnage serait capable de se prendre en photo alors que vous hurlez de douleur…

8) Mépriser de manière non verbale: Gordon France ajoute ce frein avec justesse.  Lors de ma formation en Belgique il n’en était mentionné que 12. Mais, en Impros-J’Eux, via le Concept de l’ImproScraZami je signalisais que c’était (du moins de mon modeste point de vue) le pire frein à la communication et je l’avais déjà ajouté. Peut-être parce que je l’ai rencontré très souvent tout le long de mon parcours de vie. 

On ressent » ce frein quand une personne vous regarde avec mépris, avec dédain et vous fait ressentir que vous êtes « moins que rien ». Souvent j’ai eu le sentiment que la « merde » (peu importe de quel animal) avait plus de valeur que moi, car au moins celle-ci on peut la « composter ». 

Les champions sont bien sûr le ScraJuge et le ScraRigide. Un personnage ScraMèrPoule peut l’utiliser aussi comme « ultime sanction ».

En fait tous attendent vos excuses…  et des courbettes. Après ils décideront de votre sort. Quel pouvoir(s) recherchent-ils? 

9) Conseiller d’emblée: Face à « votre problème » la personne vous plaque son propre « modèle du monde » et vous dit ce qu’elle ferait à votre place sans vous écouter. Vous avez droit à des:

  1. « Tu n’as qu’à » (En langage humoristique: YAKA)!
  2. « Il n’y avait qu’à » (En langage humoristique: YAKAVAI),
  3. « Tu aurais dû » (En langage humoristique: TAURAIDÛ),
  4. « Moi à ta place j’aurais fait » (En langage humoristique: MOIJAURAIFAIT) 
  5. « A ma manière j’aurais fait » (En langage humoristique: AMAMANIERE)
  6. « Il faut que tu » (En langage humoristique: YFAUKETU)
  7. « Moi j’aurais fait mieux que cela (que toi!) (En langage humoristique: MOITHEBEST)
  8. Tu es nul, tu devais, tu… etc. (En langage humoristique: TUTUTU… « Le Tu qui tue » comme le dirait le psychologue et écrivain français Jacques Salomé)

Bref après vous ne savez plus où vous en êtes.  Les champions de ce frein à la communication sont les personnages: ScraMoiJe, ScraConform, ScraRigide, ScraMèrePoule,  ScRambo mais aussi le ScraTGVStress. Avec ce dernier tout doit être rapide. Ils n’ont pas le temps de vous écouter.

10) Enquêter, questionner, interroger : La personne va poser plusieurs questions sans rapport avec la situation. Elle va le faire aussi par curiosité sans trop se soucier de l’autre, parce que cela fait aussi très « psy/pro » qui sait ce qu’il fait. Mais cela peut amener la personne ainsi interrogée à avoir des craintes, car elle ne se sent pas écoutée et ne sait pas où l’autre veut en venir. Pour elle cela fait plus « tribunal » qu’écoute active!

Exemples: « Pourquoi as-tu fais ça? Qui t’a poussé à faire ça? Qu’as-tu dit? Qu’as-tu fait alors? Qu’est-ce qui t’a pris? Tu étais habillé comment? Tu as employé quel langage? ». Qui a commencé?

Les champions: Le ScraJuge, le ScraClean, le ScraRigide, le ScraMèrePoule (Ah celle-là que ne ferait-elle pas pour protéger ses petits!), et enfin le ScraBisnessFric qui veut comprendre pour mieux réagir stratégiquement.

Mais les champions de chez « Champions et Compagnies » sont : le ScraZizahaï et le ScraMagouille.  

11)  Flatter, faire des éloges : La personne utilise la flatterie pour obtenir quelque chose de l’autre ou parce qu’elle est trop mal à l’aise pour mettre ses limites par peur de déplaire. Ce qui peut amener la personne visée  à être frustrée intérieurement et à accumuler. Elle peut se sentir mal à l’aise et se demander pourquoi il ou elle me dit cela, qu’est ce qu’elle me veut? Exemples:

  • « Oui, là, tu as bien raison. Cela va aller! ( = Je cherche à te rassurer pour ne pas devoir chercher une solution avec toi!)
  • « T’es un battant (e) ! ( Ouf!  Sans moi…)
  • « Tu trouveras toujours bien une solution. Je te connais». (= Je te caresse dans le sans du poil pour ne pas chercher de solution(s) avec toi…)
  • « Tu es super! Cool! (Je le pense vraiment… et cela m’arrange bien).
  • Tu es gentil (= car tu es obéissant!),
  • Tu es brave ( = car tu ne rouspètes pas) 
  • C’est « bien » (= car tu fais ce qu’on te dit, sans rouspéter. Tu es courageux (se). ).
  • Que tu es mignon (ne)  quand tu dis cela. (= Je te caresse dans le sens du poil pour ne pas chercher de solutions avec toi…
  • J’ai besoin de toi, mais je ne sais pas te contrôler. ( = Tu as trop de pouvoirs et je dois reprendre le contrôle)

12) Fuir,esquiver: Gordon France met une nuance par rapport à la Belgique. En Belgique il semble que l’on met le frein 6 = disqualifier le ressenti, avec le frein 12 = fuir, esquiver. Mais le résultat est le même car des 2 côtés, car on banalise le ressenti de la personne.  C’est la manière qui change. Résultat = la personne ne se sent pas écoutée. Les nuances sont subtiles et intéressantes;

A) Ces phrases peuvent être prononcées par des « ScraMèrePoule », des « ScRambo » , des « ScaRigide » et même des « ScraJuge ». Exemples;

– » Ne pleure pas !  Arrête de gémir! Sois un Homme, une Femme! (= Je suis là pour te rassurer et t’aimer ! C’est cool non? Si tu en es là c’est de ta faute).

– » Ce n’est pas grave! N’y pense plus! ». (= Ce que tu vis n’est pas si grave que cela)

– » Tu es un bon garçon, une brave fille, cela va passer! (= Je banalise ton ressenti car je ne connais pas la réponse. Et surtout je n’ai pas le temps de t’aider).

B) On peut entendre ces phrases provenant d’un personnage;

  • « ScraCool » : – » Viens, change-toi les idées. On va faire la fête pour oublier tout cela. Allons boire un verre et faisons la fête. Un jour à la fois ».
  • « ScRade », de « ScraNoir » ou de « ScraDouillet » : – » Viens. Mais restons bien en sécurité, au chaud, « chez nous » et changeons nos idées. Il faut en profiter au maximum, tout en faisant attention aux dangers. C’est « ainsi » que veux-tu ? C’est la vie ! ».

13)  Rassurer d’emblée: C’est la stratégie privilégie des ScraMèrePoule et des ScraCool. Ces personnages vont tenter d’enlever, rapidement,  l’émotion désagréable (la culpabilité, la peine, la peur …) de l’autre personne en la rassurant ou en la consolant. Souvent, elle-même vit une émotion désagréable (impuissance, peur, peine…) ce qui l’a pousse à réagir rapidement.

La personne « visée » , un peu rassurée au début, peut vite se sentir incomprise et penser que ce n’est pas bien d’être comme ça. EDe ressentir de la peine ou de la peur.

Exemples de phrases entendues:

  • « Ne t’inquiète pas! Çà ira mieux demain »
  •  » Allons courage! Je suis là pour te consoler, te dorloter, veiller sur toi.
  • « Après la pluie, vient le beau temps».
  • « Cela va s’arranger ».  « Cela va passer! »
  • « Ne te tracasse pas. Ce n’est pas grave ! Cool “.
  • « C’est facile , tu verras.. »
  • Pas besoin de t’inquiéter pour cela! »

Ces phrases « rassurent » mais ne sont pas porteuses de « solutions ». Si elles sont prononcées par des personnages ScraCool  bienveillants, cela va encore (même si elles ne sont pas constructives sur le  terrain de la vie) mais prononcées par des « ScraMèrepoule, des ScraMoiJe, des ScraBisnessFric et des ScraMagouille cela peut être dangereux. Ces personnages cherchent à vous « manipuler ». 

14)  Parler de soi d’emblée/par la logique: Argumentation et la logique, la personne tente de convaincre l’autre que c’est elle qui a raison. Elle oblige l’autre à argumenter et à se défendre. Cela amène les 2 personnes à déduire qui a tort, qui a raison. De ce fait, cela peut provoquer chez la personne qui se fait persuader le sentiment d’infériorité et d’incompétence. Exemples: « Voilà pourquoi tu as tort et que cela ne marche pas… blabla blabla blabla. Ben oui c’est logique car…».

M. Legros 

Mars 2019

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