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Déjà en 1936, Monsieur Dale Carnegie parlait du BESOIN DE RECONNAISSANCE et mentionnait qu’être apprécié est le besoin humain le plus profond de l’être humain.

Dans son livre « Comment se faire des amis »Dale Carnegie décrit les mécanismes des relations humaines. Il mentionne notamment que les humains ont des besoins. Quels sont-ils, selon lui? 

  • La santé et la conservation de la vie
  • La nourriture
  • Le sommeil
  • L’argent et les biens qu’il procure
  • La survivance future
  • La satisfaction sexuelle
  • Le bonheur de nos enfants
  • Le besoin d’être apprécié

Pour lui presque tous les besoins sont satisfaits sauf un : le besoin d’être apprécié. Dans la suite du livre, il parle de « besoin de reconnaissance », ce qui veut dire la même chose finalement car c’est un peu comme l’œuf et la poule … Qui a été le premier(e) à venir sur Terre ? 

Si l’on se sent « apprécié », on se sent « reconnu ». Si on se sent « reconnu » , c’est parce que nous nous sentons « apprécié » via ce que nous faisons, pensons, avons, disons…. Ce que nous avons réalisé a donc été important pour d’autres personnes que soi. On a donc été utile !  Pas seulement de son propre « point de vue » mais de celui de quelqu’un d’autre.

Voici ma définition:

« Avoir besoin de Reconnaissance, ce n’est pas être dépendant du »point vue »  de l’autre pour savoir ce que l’on vaut. Là nous perdons alors notre autonomie. C‘est juste avoir le sentiment d’avoir été utile aux autres… C’est chercher à le savoir par un juste retour, un « Feedback ». Cela fait partie de la coopération. Mais je préfère dire de la coo-création car ensemble nous créons des choses différentes pour évoluer tous ensemble! »

Marc Legros

Cette aspiration, c’est ce que Freud appelle « le désir d’être reconnu ».  John Dewey appelle  cela le «désir d’être important». 

Dale Carnegie mentionne que William James disait , lui aussi, que : 

 « Le principe le plus profond de la nature humaine, c’est la soif d’être apprécié ». Il ne parle pas de souhait ou de désir, mais de la «soif» d’être apprécié ».

Retenons, si vous voulez bien, que ce besoin de reconnaissance relie tout ce que nous faisons dès notre premier souffle. 

Ce besoin primitif est celui qui a conduit à bâtir des civilisations entières.

Exemples :

  • Si vous vous promenez dans Bruxelles, vous naviguerez entre des bâtiments tous plus beaux les uns que les autres. Certains luxueux, d’autres pittoresques, mais tous sont chargés d’histoire… Ceci au point, par exemple que le « Manneken-Pis » est connu partout dans le monde. 
  • Les Français vous diront que c’est joli Bruxelles… mais que c’est mieux chez eux! Hé oui chacun « son point de vue ». Nous, nous pourrons leur dire que nos frites et nos bières sont supérieures.
  • Lorsque Brel écrivait ses chefs d’œuvres, que Michel-Ange décorait le plafond de la Chapelle Sixtine, lorsque Surcouf partait en mer,  c’est encore « animé » par ce besoin.

Bref, ces bâtiments, ces villes, ces recettes de cuisine, ces modes et tout le développement de l’Humanité se sont faites en raison de ce besoin impérieux d’exister ! Les individus étaient identifiés, fiers de l’être, car ils aiment qu’on parle d’eux. Ils voulaient « laisser une trace »

Ils le font car ils pensent  que cela va faire changer les choses!  Aujourd’hui, c’est toujours valable. Lorsque vous décorez votre maison, que vous achetez de beaux meubles, que vous mettez des tableaux au mur et que vous invitez des amis, c’est toujours en raison de ce besoin impérieux d’exister.

Quand Dale Carnegie donne des exemples pour illustrer ses « conseils pour avoir plus d’amis », il ne cherche pas à manipuler des individus, mais il montre la mécanique du besoin de reconnaissance qui existe en chaque être humain, avec son côté lumineux et son côté obscur.

Côté obscur?

  • La personne qui ne reçoit pas sa dose de Reconnaissance positive fera des bêtises, voire même sera « malade » ou « marginale »  afin d’avoir de l’attention… et donc de la Reconnaissance. Ici, dans le sens : « Je fais ceci pour que tu remarques que j’existe eque j’ai besoin de « Re-Connaissance ». C’est alors une sorte de « Re-naissance ».
  • Si cette « reconnaissance » ne vient pas, cela peut donner de la tristesse voire même des envies suicidaires ou en tout cas, des pensées « A quoi bon! » et la personne va prendre, ce qu’on appelle dans le jeu du ScraZami, un « chemin de travers ».  

 

Nous ne sommes pas des robots, mais bien des êtres Humains. Chacun  est unique et en a conscience. Chaque Humain veut être reconnu pour ce qu’il est. Ne pas être un simple numéro. Les freins à la communication montrent comment on peut vraiment « démolir » quelqu’un rien qu’avec des mots. 

Chaque Humain veut se « sentir apprécié ». S’il n’a pas été reconnu à sa juste valeur, il est triste. Du coup, il revendique ses « droits » ou il se démotive et… peut faire des bêtises, comme disent les enfants.

Mais s’il se sent utile , sans être dans la « performance  » (Père Formant » ??? Quoi? Qui? Pourquoi? Il a un sacré pouvoir ce Père ! ) il peut s’épanouir et « émerveiller le monde ». Donc, retenons que la gentillesse, l’écoute, la tolérance, la patience sont des vertus intéressantes à cultiver même si elles sont encore mal vues à notre époque. Proposer une Conviviale Attitude dans les loisirs est donc bien utile.

La célèbre pyramide de Maslow dit également que cette reconnaissance est très importante.  A TOUS LES NIVEAUX!

Car s’ il ne vous est pas « reconnu » le droit d’avoir un minimum vital de sécurité… alors c’est que vous êtes considéré comme  « un moins que rien ».

Alors il n’est pas étonnant que peu de personnes s’occupent des SDF, des enfants qui travaillent sans sécurité dans des mines de cobalt afin que des « riches » puissent utiliser leur GSM, que des enfants travaillent des heures durant pour que nos vêtements coûtent le moins cher possible, etc.

Triste réalité alors que nous sommes au 21 éme siècle.

Pyramide-de-Maslow-31

Boris Cyrulnick dit que le besoin le plus VITAL de l’être Humain est d’être reconnu « INCONDITIONNELLEMENT«  et dit également que nous devons être des « tuteurs de résilience ».

Partant de cette idée de « tuteur », pour expliquer notre rôle, en tant qu’éducateur, j’ai inventé la métaphore de l’arbre. L’arbre étant le jeune . 

 J’ai appelé cette métaphore: les Cycles de l’Autonomie

cycle de l'autonomie

Pour satisfaire ce besoin vital « DE SE SENTIR IMPORTANT » qui se niche dans l’Être de chaque personne il faut:

    • DE LA NOURRITURE EXTÉRIEURE. Ici on retrouve le besoin de reconnaissance, les mercis, les « likes » des réseaux sociaux, les « petites attentions » de tous les jours:  un sourire, être avec des gens positifs et rire avec eux, etc.  
    • Certains diront que l’arbre, lui, est dépendant de l’apport extérieur en eau, sels minéraux, soleil… mais pas nous! Pourtant je pense que nous sommes semblables. Comme l’arbre il va falloir se débrouiller pour chercher ce qu’il nous faut pour croître si rien ne nous est donné. Comme l’arbre nous mènerons nos racines profondément pour prendre ce qu’il nous faut pour vivre. Mais si quelqu’un nous apporte ce dont nous avons besoin quel gain de temps et combien nous pouvons être reconnaissant envers la Vie d’être si bien entouré.
    • Contrairement à l’arbre, si nous sommes mal entourés, nous    avons au moins la chance de pouvoir quitter l’endroit où nous    trouvons pour chercher de verts pâturages.
    • Virginia Henderson précise, quant à elle,  qu’il y a quatorze besoins fondamentaux . Je les place dans le sol, comme étant comme des « sels minéraux » importants pour la croissance de l’arbre. Je mentionnerai ici ceux qui sont important pour monter l’importance du « besoin de reconnaissance »:
  • Le besoin de s’occuper et de se réaliser : nécessité pour chaque individu, d’exercer ses rôles, d’assumer ses responsabilités, et de s’actualiser par le développement de son potentiel.

          C’est ici se sentir utile aux autres. Il n’y a pas besoin de « travailler »                  pour être utile aux autres. Ainsi les personnes porteuses d’un                          handicap ont aussi un rôle à jouer dans la société car, elles aussi                    peuvent être UTILES. Les Rencontres avec jeux de coopération et                            l’ImproScraZami, proposés par l’ASBL le prouvent.

          Tout le monde a sa place sur Terre.

  • Le besoin de se récréer : nécessité pour chaque individu, de se détendre, de se divertir et de promouvoir l’animation du corps et de l’esprit. Lorsque nous faisons nos Rencontres nous satisfaisons aussi ce besoin chez nous mais aussi chez les autres.
  • Le besoin d’apprendre : nécessité pour chaque individu, d’évoluer, de s’adapter, d’interagir en vue de la restauration, du maintien et de la promotion de sa santé. Montrer ce qu’on aime, rire, rencontrer d’autres personnes avec qui on peut dialoguer vraiment est BON POUR LA SANTÉ.
  • Le besoin de communiquer : nécessité pour chaque individu, de transmettre et de percevoir des messages cognitifs ou affectifs, conscients ou inconscients et d’établir des relations avec autrui par la transmission et la perception d’attitudes, de croyances et d’intentions.
  • Le besoin de pratiquer sa religion et d’agir selon ses croyances : nécessité pour chaque individu, d’être reconnu comme sujet humain, de faire des liens entre événements passés, présents, à venir et se réapproprier sa vie, de croire en la continuité de l’homme, de chercher un sens à sa vie et s’ouvrir à la transcendance.
  • Le besoin d’éviter les dangers. Ce qui ne veut pas dire que nous avons besoin d’être surprotégé », que l’on pense et agisse à notre place. Si tout est fait à notre place nous perdons en AUTONOMIE. Nous avons besoin de faire des expériences, de vivre de la frustration, de vivre des échecs et nous relever. Tout cela nous permet de « construire notre identité ».
  • Mais  ce qui fait grandir l’arbre c’est aussi l’eau et le soleil. C’est nous qui pouvons apporter cela. Paméla Lewin  mentionne dans son livre les « cycles de l’identité » que l’être humain a besoin de : 
  • Reconnaissance de son être, inconditionnellement. Idem Cyrulnik
  • Faire, d’agir
  • Penser
  • Construire son identité (via notamment les échecs et les frustrations).
  • Réussir
  • Se régénérer
  • Se recycler 

En IMPROS-J’EUX nous cherchons à reconnaître les personnes, à les rejoindre là où elles sont et nous les aidons à créer un projet et le réaliser (prouesse, sketch, etc.). Nous les aidons à mieux « apprivoiser l’imprévu d’une Rencontre », à faire face à tout « obstacle » plus positivement.  

Nous devons à la fois permettre aux personnes de grandir, les reconnaître dans leur étape sans faire à leur place, sans les surprotéger.

  Marc Legros

 

 

 

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